Quatrième jour, je suis vivante ! La grippe ne m'a pas tuée. Bonne nouvelle. Tout a commencé vendredi dernier, je suis restée à la maison avec Matteo, qui avait la grippe. Samedi j'ai commencé à être fatiguée, tiraillée de partout à l'intérieur (quelle jolie expression !). Dans la nuit de samedi à dimanche, mon cerveau a totalement déliré, la fièvre était amusante, mais bon sang, écrasante ! Quand je me suis réveillée dimanche matin, je n'arrivais même pas à ouvrir les yeux tellement ma tête était lourde, mes paupières tombaient comme si du plomb avait été accroché au bout de mes cils. On tappait sur mon crâne avec des choses lourdes et dures, on faisait résonner dans ma tête chaque mot prononcé, chaque son était amplifié de mes oreilles à mon cerveau. Et Lorenzo était dans le même état que moi. Matteo aillait mieux. J'ai donc passé la journée sur le canapé avec Lorenzo. On dormait pas intermitence. On a regardé un film mais on s'est endormi devant. Lorenzo arrivait à lire, moi pas, les mots se mélangeait et je ne pigeais strictement rien à ce que je lisais. Héloïse a passé la journée dehors avec Yan, qui ne supporte pas de rester où les gens sont malades. Matteo était survolté, Francesca a tenté toute la journée de l'occuper, mais rien à faire ! Lundi, je suis restée avec Lorenzo à la maison, notre programme n'a pas été très différent de celui de dimanche. Mardi, hier donc, toujours à la maison avec Lorenzo, et Héloïse aussi, à cause de la grève. Aujourd'hui je suis toute seule, ils sont tous retournés à l'école. Matteo est presque guéri. Lorenzo va mieux. Moi aussi. Mais ça traine ce truc, ça reste en toi, ça te sèche totalement le premier jour, et ensuite ça fait des hauts et des bas. Tu peux pas dire "c'est bon je suis guéri", parce que t'en sais rien ! C'était sans doute la grippe dont le monde entier parle, mais on ne le saura jamais, car les médecins en Italie refusent de voir les patients ou les envoient directement aux urgences, et plus personnes ne fait les tests.
Tout ça pour dire que je suis toujours en vie, et bien !
Sinon, samedi après-midi je suis allée avec Héléna voir New Moon ! Je ne vais pas tout de suite faire un article dessus, j'ai besoin de le voir une deuxième fois avant. Je préfère ne rien dire du tout, économiser mes mots, les garder aux chaud et les sortir au moment voulu. Promis, vous saurez ce que j'en ai pensé.
J'aime bien faire des listes. J'ai envie là tout de suite, de faire celle des *hommes de ma vie*.
Let's go.
* Mon père, pour tout.

* Mon grand-père (paternel, qui n'est plus là), parce que j'aurais aimé en savoir plus, sur toute sa vie, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais souvent, on a beau partager le même sang, on ne connait pas la vie des personnes de notre famille.
* Kurt Cobain, pour mal de raisons, il m'a sauvée la vie après tout.
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* Jim Morrison, pour ses mots et sa vision du monde.

* Florentin, parce qu'il est comme un frère, un ami, un amour, un amant.

* Johnny Depp, acteur merveilleux, la simplicité de sa vie.

* Robert Pattinson ? Non, pas encore, il lui manque l'ancienneté, l'authenticité, il a des choses à me prouver (!) s'il veut un jour figurer dans cette liste. Ces hommes sont très importants pour moi, ils influent chaque jour dans ma façon de vivre, de voir les choses, alors Monsieur Pattinson, les cartes sont entre vos mains.

Je suis ravie que cette liste ne fasse pas trois kilomètres. Elle est très bien comme ça. Il y a d'autres hommes que j'admire et qui ont leur importance aussi, mais de façon différente. Comme Robert Doisneau, Tim Burton, Picasso, Dali, Diego Rivera, Kafka,...
Dans le livre que je suis en train de lire en ce moment, il y avait cette phrase, de la poétesse Marina Tsvetaïva à Boris Pasternak (ne me demandez pas qui ils sont, je n'en ai aucune idée, you can google it !) :
"Pour être en relation avec quelqu'un, mon mode préféré, c'est celui de l'au-delà : le rêve. Une lettre, c'est en quelque sorte une forme de relation supraterrestre."
J'aime.
Il y a un bon auteur/compositeur/interprète, que j'écoute, il se nomme Bobby Dupea. Et vous le connaissez tous sous le nom de Robert Pattinson. Oui, encore lui. Bobby Dupea est bon, vraiment bon, il y a cette chanson, I was broken, qui me tue. Et d'autres. Un jour peut-être vous écouterez et vous penserez à moi.